Mes déplacements

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Le transport routier est une source importante de pollution de l’air et de dégradation du climat. Pour autant, adapter ses pratiques de mobilité suscite de nombreuses interrogations. Atmo vous aide à mieux comprendre les répercussions du trafic routier sur la qualité de l’air, connaître les bons gestes à adopter et découvrir les actions mises en œuvre sur les territoires.

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Le trafic routier contribue-t-il à la pollution de l’air et au changement climatique ?

OUI !

Dans la région, les transports contribuent à plus de la moitié des émissions d’oxyde d’azote et à plus de 10% des émissions de particules. Plus de 90% des émissions du trafic routier sont imputables aux véhicules Diesel. Le trafic routier a aussi une incidence sur le changement climatique et contribue à plus d’1/3 des émissions régionales de gaz à effet de serre (GES).

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Tous les moyens de locomotion sont-ils polluants ?

NON !

Tous les modes de transport n’ont pas la même incidence sur la qualité de l’air et le climat. Certains ne polluent pas comme la marche à pied, le vélo ou la trottinette, d’autres polluent mais pas dans les mêmes proportions. Voici une comparaison exprimée en Équivalent CO₂ par personne en France pour un trajet de 10 km avec différents moyens de locomotion.

Tous les véhicules sont-ils polluants ?

Pas dans les mêmes proportions !

Les émissions de polluants atmosphériques des bus et autocars représentent moins de 5 % des émissions de particules PM10 et d’oxydes d’azote, laissant la très grande majorité des émissions aux voitures particulières, véhicules utilitaires et poids lourds.

Afin de limiter la pollution de l’air et du climat liée au transport, il convient donc de mettre en place des leviers d’actions orientés conjointement autour de ces trois types de véhicules.

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La vignette Crit'Air indique le niveau de pollution d'un véhicule. Les véhicules les moins polluants sont les véhicules hybrides et hydrogène et les véhicules essence de moins de 10 ans disposant d’un filtre à particules (Crit’Air 0 et 1). A noter qu’en 2025 les véhicules Crit’AIR 3, 4 et 5 risquent de ne plus être autorisés à circuler dans toutes les agglomérations disposant d’une ZFE-m (article 27 du projet de loi Climat et résilience).

 

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Où suis-je le plus exposé à la pollution liée au trafic routier ?

Le centre des grandes agglomérations et le voisinage immédiat des axes routiers sont particulièrement touchés par la pollution liée au trafic automobile.

 

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Bon à savoir

Les personnes habitant à proximité des grands axes ou dans des rues encaissées sont les plus exposées à la pollution issue du trafic routier. À noter que les niveaux maximum d'oxydes d'azote notamment, sont mesurés aux bords des routes et les concentrations décroissent rapidement au fur et à mesure que l’on s’en éloigne pour atteindre le niveau ambiant au-delà de 150 à 200 m.

 

La pollution due au trafic routier peut-elle affecter ma santé ?

Oui !

De nombreux polluants se concentrent aux abords des axes routiers. Aussi, le trafic routier constitue un déterminant majeur des inégalités d’exposition à la pollution atmosphérique.

Habiter à proximité d’un axe à forte circulation peut avoir des conséquences néfastes pour la santé, notamment :

  • 15 à 30 % de nouveaux cas d’asthme chez l’enfant.
  • L’aggravation des crises d’asthme chez l’enfant (fréquence et intensité).
  • Chez les adultes, la survenue de symptômes respiratoires non asthmatiques, de troubles de la fonction pulmonaire et de pathologies cardiovasculaires (infarctus aigu du myocarde…).
  • La réduction de l’espérance de vie.

A noter qu’outre la pollution de l’air générée à l’extérieur des véhicules, il existe une pollution dans l’habitacle des véhicules à laquelle sont exposés le conducteur et les passagers.

En cas d’épisode de pollution, quelles sont les actions menées sur le trafic routier ?

Lors des épisodes de pollution les actions mises en place sont principalement la limitation de vitesse et la restriction de circulation (différenciée sur la base des vignettes Crit’Air). Ces actions ont d’abord pour objectif de réduire l’exposition des riverains aux abords des grands axes routiers. En effet la réduction du nombre de véhicules en circulation sur ces axes est un des leviers les plus efficaces pour limiter l’exposition de ces personnes.

Afin de limiter la circulation automobile, certaines agglomérations proposent la gratuité ou une tarification réduite des transports en commun et vélos en libre-service.

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Comment puis-je agir au quotidien ?

De plein de façons ! A chacun de trouver, pour chaque déplacement, la solution la plus adaptée.

En ville, la marche à pied, le vélo, les transports en commun, les solutions d’auto-partage ou de voitures en libre-service sont autant de moyens de se déplacer.

En zones périurbaines ou rurales, les transports alternatifs à la voiture peuvent être limités. Cependant, une multitude de solutions permet d’optimiser l’utilisation de votre véhicule et ainsi réduire jusqu’à 60 % de vos émissions de polluants : covoiturage, parc-relais, éco-conduite, achat d’un véhicule sobre et adapté à ses besoins, innovations technologiques comme la voiture hybride, le start & stop... Dans certains cas, il est aussi possible de recourir à l’intermodalité dans ses déplacements quotidiens, en associant la voiture et le train par exemple.

A plus long terme, lors de l’achat ou du remplacement d’un véhicule, sachez qu’il existe des primes pour aider à l’acquisition de véhicules moins polluants.

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Existe-t-il des primes pour m’aider à acheter un nouveau véhicule ou un autre moyen de locomotion ?

Oui ! voici un panorama des différentes primes existantes.

Autre levier d’action ayant pour objectif d’accélérer le renouvellement du parc automobile français, les aides financières et les malus écologiques ! Ces aides ou pénalités se déclinent selon trois possibilités :

  • Le malus écologique : à l’achat d’une voiture neuve, les véhicules émettant le plus de dioxyde de carbone sont pénalisés par un malus à payer. Informations et détails.
  • Le bonus écologique vise à récompenser les véhicules neufs émettant moins de 50 g de CO2 par km (véhicule électrique ou hybride rechargeable) et les véhicules d’occasion émettant moins e 20g/km (véhicule électrique). Informations et détails.

  • La prime à la conversion : pour le remplacement d'un véhicule Diesel immatriculé avant le 1er janvier 2011 ou un véhicule essence immatriculé avant 2006 par un véhicule électrique, hybride rechargeable ou thermique (taux de CO2 compris entre 51 et 109 g/km soit Crit’Air 1 Crit’Air 2). Informations et détails.

D’autres incitations financières sont disponibles au niveau régional. Détails et informations.

Enfin, l’Etat accorde aussi une aide aux particuliers pour l’acquisition d’un vélo électrique neuf n’utilisant pas de batterie au plomb pouvant atteindre 200 € en complément de l’aide accordée par les collectivités locales. Informations et détails.